Le déclic
Comment une idée floue est devenue un projet concret (et un peu révolutionnaire)
Cette semaine, je vous raconte le déclic. Celui qui transforme une idée floue en projet bien réel. Entre les soirées arrosées, les plateformes aujourd’hui disparues, et les cours où on me disait que j’étais dans le champ, on a lancé un blogue... et rien n’allait plus jamais être pareil.
✨ Cette série est réservée aux abonnées payantes, parce que c’est du contenu personnel, intime, et que ça me demande beaucoup de cœur à écrire. Merci à celles qui me soutiennent ici — c’est vous qui rendez ça possible. 💛
Le déclic
Quand je vous ai laissés la semaine dernière, je vous ai raconté comment on a eu l’idée de faire notre site, mais ce serait mentir que de dire que ça s’est passé là là seulement.
J’ai fait une technique en commercialisation de la mode au cégep Marie-Victorin en commençant avec une cote R de 16, comme je le racontais dans le premier épisode qui ne pouvait pas tout contenir de mon histoire, malheureusement. Vous pouvez quand même le rattraper en fin de page1.
Je voulais être la prochaine Claudine Desrochers de l’Internet. Je le disais à tout le monde depuis la fin de mon secondaire. En fait, ce que j’aimais de son émission, Les saisons de Claudine, never forget, c’est qu’il y avait toujours une méthode plus facile pour que Claudine réussisse ses affaires. Elle avait pas l’air bonne en rien, sauf trouver la bonne vibe et l’idée. Je trouvais ça smart. Claudine Desrochers est pas une conne, elle a une maîtrise en histoire. Mais ce qu’elle était pas capable de faire, elle essayait toujours de trouver un moyen pour y arriver.
Je suis une fille qui a vécu son secondaire dans les pires années pour la confiance en soi : le début des années 2000, où toutes les femmes se faisaient shamer pour tout. La mode, les tendances, je trouvais ça facile, pis j’étais certaine que connaître le core de quelque chose te permettait de l’expliquer à tout le monde.
En commerce de mode, ma force était les idées et la présentation des choses, pis malheureusement pour moi, aussi la comptabilité.
Quand on a fini notre technique, on a gagné le meilleur projet. C’était une boutique de mode pour femmes écologique (rappelons-nous qu’en 2007, c’était vraiment avant-gardiste), et notre présentation était vraiment belle.
Avec ça en poche, je savais comment monter un projet qui se tient et m’assurer que le contenu était aussi bon que le contenant.
Revenons à 2010, à Osheaga, je suis soule, pis je peux pas croire que je suis pas capable de trouver du contenu de mode qui m’intéresse en français. S’il faut que quelqu’un le fasse, je vais le faire. Mais il me manquait juste d’arrêter de faire des fautes, parce que je vais juste avoir mon diagnostic de TDAH en 2016.
Ask.fm
Je me réveille le lendemain d’Osheaga avec pas juste un blogue à lancer. J’ai été conne ce soir-là, je dois le dire au père de mon fils. La semaine avant le festival, son ex m’a écrit qu’il m’avait trompée au début de notre relation (ça faisait 7 mois qu’on était ensemble), sur Ask.fm, une plateforme anonyme pour poser des questions.


